Veuillez vous identifier pour accéder à la partie privée de ce site :



Parmi les modifications portées par le décret du 7 mai dernier, il en est une qui pourrait profiter aux usagers, et particulièrement dans le domaine de la santé mentale.

Il s'agit de l'article 8 du titre I du code de déontologie médicale (concernant les devoirs généraux des médecins) et article R. 4127-8 du code de la santé publique dans son premier alinéa :

Dans les limites fixées par la loi, le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu'il estime les plus appropriées en la circonstance.

Celui-ci devient :

Dans les limites fixées par la loi et compte tenu des données acquises de la science, le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu'il estime les plus appropriées en la circonstance.

Le Conseil de l'Ordre des Médecins veille au respect de ce code de déontologie qui s'impose à tous les médecins. Ces derniers devront désormais tenir compte de l'existence de psychothérapies scientifiquement validées dans la prise en charge de certains troubles psychiatriques.

legifrance

Franck Ramus revient à nouveau sur l'impossibilité revendiquée par certains psychanalystes d'évaluer l'efficacité (qu'ils revendiquent tout autant) de leur discipline. Après un préambule historique et épistémologique, il aborde aujourd'hui des notions concrètes et basiques de méthodologie avant de répondre aux différentes critiques et objections régulièrement avancées par ces mêmes psychanalystes.

"La souffrance psychique n'est ni évaluable, ni mesurable". Mon œil!

Cette phrase, prononcée par Philippe Douste-Blazy en 2004 dans un discours à un congrès psychanalytique, et qui le décrédibilisa définitivement en tant que ministre de la santé, n'est en fait pas de lui. Il ne fit rien d'autre ce jour-là que de répéter l'une des tartes à la crème préférées des psychanalystes (toutes écoles confondues), qui leur sert de bouclier magique pour se soustraire à toute évaluation.

Après avoir expliqué et justifié pas à pas tous les principes de la médecine fondée sur des preuves, et pourquoi ils doivent s'appliquer sans réserve, quel que soit le type d'affection, et quel que soit le type de traitement, je me tourne maintenant vers les contre-arguments les plus fréquents des psychanalystes, ceux qui leur semblent visiblement imparables, tant ils sont prompts à les brandir tel un crucifix dès lors que l'on commence à leur opposer des arguments un tant soi peu rationnels. Le plus important de ces contre-arguments est donc celui selon lequel la souffrance psychique n'est ni évaluable, ni mesurable.

Lire la suite...

Interrogée pour le récent dossier du Nouvel Observateur intitulé Faut-il brûler la psychanalyse ?, l'ambassadrice française du mouvement lance un appel à des confrères qu'elle estime "désengagés de la société" et "enfermés dans des chapelles", ceci tout en distillant à nouveau quelques mythes freudiens dont elle a le secret. Rompu au décodage de ces légendes, Jacques Van Rillaer nous livre une analyse judicieuse de ces affirmations que le lecteur pourra également télécharger directement sur son site.


3 avertissements :

  • « Des imposteurs, il y en a, c’est vrai, et probablement plus que dans d’autres disciplines, car le psychisme est un domaine moins tangible »
  • « Leurs sociétés [de psychanalyse] fonctionnent comme des corporations professionnelles. […] Les psychanalystes se sont enfermés dans des chapelles »
  • « Les psychanalystes sont des esthètes sceptiques désengagés de la société. Surtout, ils prétendent soigner les souffrances sur un modèle ancien. Or les pathologies ont changé. […] Au temps de Freud, les patients étaient de grands bourgeois, qui avaient le temps et l’argent »


4 nouvelles légendes :

  • L’enseignement de la psychologie ne prend pas en charge l’inconscient
  • La psychiatrie c’est les TCC et les TCC c’est la réduction de l’homme à ses neurones
  • Freud menait des thérapies courtes
  • Sans la psychanalyse, la société va à la catastrophe

Lire la suite...

Franck Ramus revient aujourd'hui sur l'impossibilité revendiquée par certains psychanalystes d'évaluer l'efficacité (qu'ils revendiquent tout autant) de leur discipline. L'histoire et l'épistémologie nous enseignent que l'observation, aussi fine soit-elle, de ses patients par un clinicien ne saurait suffire à fournir une évaluation objective.

"La psychanalyse n'est pas évaluable". Ah bon?

En préalable, qu'est-ce que "la psychanalyse"? Sans chercher à la définir de manière générale, je précise que l'article suivant ne concerne pas la pratique dialectique s'adressant à des politiciens, des stars du show-biz, et à tout autre adulte en relative bonne santé disposant de temps et d'argent, et consistant à les écouter parler de leur mal-être et de leurs interrogations existentielles et à en donner des interprétations. Je n'ai d'ailleurs pas connaissance que qui que ce soit cherche à évaluer ce genre de pratiques, et de fait cela n'a pas grande importance. Cet article parle de la psychanalyse comme forme de psychothérapie, ayant pour ambition de soigner des personnes (enfants ou adultes) ayant de véritables troubles mentaux (au sens le plus large du terme), et opérant donc dans le champ de la psychiatrie et de la psychologie clinique. Lorsqu'une pratique affiche (même implicitement) l'ambition de soigner des troubles, on conçoit mieux qu'il soit légitime de soulever la question de son évaluation.

Notons pour commencer que le discours selon lequel la psychanalyse n'est pas évaluable est en conflit direct avec le discours (parfois issu des mêmes personnes) selon lequel la psychanalyse marche. Si l'on peut affirmer que la psychanalyse marche, c'est bien qu'elle a été évaluée, et que le résultat de l'évaluation est positif. Elle est donc évaluable. Simplement, c'est le mode d'évaluation qui est débattu.

Lire la suite...