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La première journée zététique de Toulouse aura lieu le samedi 23 novembre 2013 et aura pour thème :

L'ÉVALUATION DES PSYCHOTHÉRAPIES ET LES DÉRIVES PSYCHOTHÉRAPEUTIQUES

Journée Zététique de Toulouse 2013En 1925, Aldous Huxley (1894-1963), l'auteur du Meilleur des mondes, portait déjà un jugement précis sur la psychanalyse naissante dans un article intitulé « Une supercherie pour notre siècle ». Le texte de cet article est publié en français dans « Le Livre Noir de la Psychanalyse » sous la direction de Catherine Meyer en 2005.

À la psychanalyse naissante de l'époque se sont ajoutés jusqu'à nos jours tout un ensemble de psychothérapies. On en dénombre aujourd'hui plus de 200. Devant ce grand marché des psychothérapies, nous sommes en droit de nous poser deux questions :

- Une question théorique de leur fondation

- Une question pratique de leur efficacité thérapeutique

La première journée zététique de Toulouse, « Dérives Psychothérapeutiques » abordera ces deux questions avec des conférences de Nicolas Gauvrit et Brigitte Axelrad.

INSCRIPTION

 


 

1ère conférence

SAMEDI 23 NOVEMBRE À 10H30

EMDR, BRAIN GYM, REBIRTH ET AUTRES PSYCHOTHÉRAPIES ALTERNATIVES... PEUT-ON SAVOIR SI ÇA MARCHE ?

Conférence par Nicolas Gauvrit

De nombreuses psychothérapies sont apparues dans les dernières décennies. Certaines sont toujours reconnues, d'autres sont désormais considérées comme inefficaces, voir néfastes. Comment a-t-on testé ces psychothérapies pour les trier ? L'argument selon lequel la souffrance psychique et le ressenti ne se mesurent pas, souvent brandies par les thérapeutes, est-il recevable ? Après avoir décrit quelques exemples de psychothérapies à la mode pour planter le décor, nous discuterons de ces questions au coeur des préoccupations actuelles.

Nicolas Gauvrit, maître de conférence à l'université d'Artois, fait partie du groupe européen de psychologie mathématique(EMPG), un groupe international de chercheurs qui tentent de développer la modélisation mathématique pour la psychologie. Il est membre du comité de rédaction de Science et Pseudosciences, une revue dont l'objectif est d'informer sur les sciences et de mettre en garde contre ses utilisations abusives et les pseudosciences. Il est notamment l’auteur de Statistiques : Méfiez-vous !; de Vous avez dit hasard ? : Entre mathématiques et psychologie; et de Quand les nombres font perdre la boule : Numérologie et folie des grandeurs.

 


 

2ème conférence

SAMEDI 23 NOVEMBRE A 14H30

LES RAVAGES DES FAUX SOUVENIRS OU LA MÉMOIRE MANIPULÉE EN THÉRAPIE

Conférence par Brigitte Axelrad

Aux États-Unis, puis en France et dans d'autres pays, certaines personnes adultes ont, au cours d'une psychothérapie, retrouvé des souvenirs d'abus sexuels subis pendant leur enfance. Plusieurs d'entre elles se sont après rendu compte que les «événements» remémorés ne s'étaient jamais produits et que ces «souvenirs» étaient donc de faux souvenirs. Depuis, des psychothérapeutes soutiennent que ces souvenirs sont vrais et que ceux qui pensent le contraire sont en déni, tandis que des scientifiques, souvent spécialistes de la mémoire, pensent que cette dernière est malléable et que tous les souvenirs retrouvés d'abus sexuels ne sont donc pas forcément vrais. Un certain nombre de psychothérapeutes, qu'ils soient psychiatres, psychanalystes, psychologues ou autoproclamés, sont convaincus que les difficultés existentielles de leurs patients sont causées par des traumatismes subis dans l'enfance, qui auraient été refoulés, et qu'il faut retrouver grâce à la thérapie pour guérir. Mais le constat est que cette conception, au lieu de conduire vers la guérison, provoque des ravages chez les patients et leurs familles.

Brigitte Axelrad, professeur de philosophie et de psychosociologie, membre de l'Observatoire zététique de Grenoble, membre du Comité de rédaction de la revue Science et pseudo-sciences de l'AFIS (Association Française pour l'Information Scientifique) et auteure de Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée, paru en septembre 2010 chez Book-e-book, ainsi que de The Ravages of False Memories or Manipulated Memory publié en avril 2011 par la BFMS (British False Memory Society). Ce livre tente d’éclairer les ravages des «faux souvenirs retrouvés en thérapie» vingt à trente ans après que les faits incriminés sont supposés s’être produits, alors même qu’il n’existe aucune corroboration de leur existence.