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bernard grangerCe qui peut sembler une évidence pour de nombreux professionnels de santé mentale se doit d'être déclaré à plus grande échelle : le syndicat universitaire de psychiatrie se déclare attaché à une psychiatrie moderne fondée sur les éléments de validité que les patients sont en droit d'attendre et sur lesquels les psychiatres doivent fonder leurs pratiques. La validation des méthodes thérapeutiques devrait s'accompagner de preuves scientifiques, conformément à une démarche médicale élémentaire selon Bernard Granger, le nouveau président de ce syndicat interrogé par HOSPIMEDIA le 21 mai 2012.

Cette position n'est hélas pas celle de la plupart des syndicats de psychiatres, ce qui, combiné à d'autres divergences, a conduit Bernard Granger à déclarer récemment que le syndicat universitaire de psychiatrie (SUP) quittait le comité d'action syndical de la psychiatrie (CASP). 

Celui-ci regroupe donc désormais le Syndicat National des Psychiatres Privés (SNPP), le Syndicat des Psychiatres Français (SPF), le Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH), l'Union Syndicale de la Psychiatrie (USP), le Syndicat des Psychiatres Salariés (SPS), et compte comme invités l'Association française fédérative des étudiants en psychiatrie (AFFEP) et l'Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire (ASPMP).

Pour mémoire, le CASP s'est insurgé contre la proposition de loi du député UMP Daniel Fasquelle qui vise à interdire les pratiques psychanalytiques dans l’accompagnement des personnes autistes au profit de la généralisation de méthodes éducatives et comportementales, et la fédération française de psychiatrie s'est révélée pour le moins critique à l'égard des récentes recommandations de la HAS dans la prise en charge de l'autisme.